Avec The Witcher développé par le studio Polonais CD Projekt et le nouveau jeu du studio Allemand Radon Labs: Drakensang : L’oeil Noir, les jeux de rôles Européens ont plus que jamais la cote.
Dans Drakensang, pas de motos cyberpunk, ni d’épées de quatre mètres de long. Le jeu se veut très proche de l’ambiance du jeu de rôle papier dont il est inspiré.
Avant de parler du jeu vidéo en lui même, il serait presque indispensable de décrire d’où provient l’inspiration du titre de Radon Labs. L’oeil Noir est un jeu de rôle papier très célèbre en Allemagne, au point que certains le citent comme le "donjon & Dragon germanique". Agé d’une vingtaine d’année, et de très grande qualité, le jeu de rôle se devait d’être adapté en jeu vidéo de qualité, et c’est Radon Labs qui s’y colle. Radon Labs est le second plus grand studio de développement de jeux vidéo Allemand après Crytek (qui a développé entre autre Crysis).
Radon Labs en créant Drakensang : The Dark Eye montre que les développeurs ont voulu développer un Baldur’s Gates mais en 3D temps réel.
Gameplay de Drakensang
Le gameplay bien que déroutant au premier abord, rappelle la méthode de déplacement des RTS. Ici, pour avancer, on ne touche pas au clavier (ou presque), mais on clique avec la souris et on sélectionne son équipe à la façon d’une sélection de fichiers sur Windows ou Mac. Un point qui nous rappelle encore une fois avec nostalgie, le bon vieux Baldur’s Gate.
La possibilité de mettre en pause le jeu pendant une attaque permet d’élaborer une stratégie, et permet de prendre en compte deux façon de jouer: "rentre-dedans" ou "fin tacticien". Le groupe se développe rapidement au niveau du nombre pour atteindre au maximum quatres personnages, un invité (qui se joindra à vous à certains moments de l’histoire) et un familier simultanément dans l’équipe. Malgré le nombre de personnages contrôlables, il ne sera pas possible d’inviter un autre joueur humain à participer à l’aventure, puisque le titre de Radon Labs est jouable uniquement en solo.
Lors de votre périple, il ne sera pas rare de rencontrer d’autres volontaires parmi les PNJ, qui ne manqueront pas de se joindre à votre groupe de gré ou de force. Il est possible de changer la teneur du groupe, en retournant à votre domicile. Notez que les personnages restés au foyer gagneront eux aussi de l’expérience, malgré leur absence au combat.
Plein les mirettes !
Drakensang: the Dark Eye est plein de détails, et n’est pas en deçà visuellement d’autres RPG comme Fable 2, Oblivion ou The Witcher. L’univers du jeu est plaisant à parcourir, réaliste, pleins de petits détails disséminés autour des chemins, dans les villages ou dans les villes. Le monde de Drakensang semble vivant et unique, et cette rigueur dans le travail des artistes de Radon Labs est clairement à féliciter.
Le seul regret, est que le titre utilise très souvent des zones fermées à la manière de Fable, même si l’aspect étriqué est moins présent que dans ce dernier.
Fidèle au jeu de rôle papier ?
En testant le jeu, on a bien l’impression que Radon Labs a voulu à tout prix garder l’esprit jeu de rôle papier. On retrouve un journal contenant toutes vos actions réalisés, les dégats que vous avez réalisés et ceux que vous avez encaissés, ainsi que les jets virtuels de dés. Les afficionados du jeu de rôle pur et dur ne seront que ravis.
Pour les joueurs qui seront davantage tournés vers l’action, et ont de l’expérience avec les jeux de type MMORPG seront heureux d’apprendre l’existence d’une barre d’action, comme on en voit souvent dans des jeux en ligne de ce type.
Concernant le reste des actions possibles, cela reste similaire à la plupart des RPG: Gestion de l’équipement, potions, carte, armes, magie...